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Dans son adresse à la Nation du 6 décembre 2020, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé la création de l’« Union sacrée de la Nation ».

Fruit des consultations nationales, cette plate-forme politique va désormais fédérer les diverses tendances politiques, en vue de la mise sur pied d’une nouvelle coalition en République démocratique du Congo. C’est ce qui explique l’adhésion massive de regroupements et partis politiques à cette ‘‘Union sacrée’’. La dernière en date est celle du parti politique «Les Républicains».

Dans un communiqué de presse daté du 15 décembre 2020, le bureau politique de cette formation s’insurge contre la déclaration du professeur Michel Bongongo faisant état de l’adhésion de ce parti politique à l’«Union sacrée de la Nation».

De son côté, le président honoraire du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, porte à la connaissance de l’opinion publique que sa personne n’a été ni informée ni consultée à ce sujet. Avant d’indiquer que l’opinion publique doit savoir qu’il s’est retiré de la vie politique active. Cependant, comme républicain, il reste disponible pour donner des conseils et avis à toute tendance pour l’intérêt supérieur de la Nation, comme une église au milieu du village.
Depuis l’annonce de l’«Union sacrée de la Nation», les états-majors des formations politiques sont en ébullition. Chaque parti cherche à se positionner afin de se retrouver dans la nouvelle majorité parlementaire annoncée par le chef de l’Etat. Ce mouvement est surtout perceptible dans les rangs de l’ancienne majorité parlementaire qui cherche à basculer pour se retrouver dans la nouvelle.

La scène vécue à la Chambre basse du Parlement lors de la déchéance du bureau présidé par Jeanine Mabunda a démontré que les membres du Front commun pour le Congo (FCC) ne sont plus soudés comme avant. Majoritaires à l’Assemblée nationale, ils pouvaient facilement déjouer le jeu. Malheureusement, ils ont prouvé à la face du monde qu’ils ne sont plus solidaires.

Comme on peut le constater, la plupart de nos politiciens ne sont pas constants. Ils changent de temps en temps des camps et se positionnent surtout là ils trouvent leurs intérêts. Et pourtant, ces acteurs politiques doivent avoir un idéal, celui de promouvoir le bien-être de tous les Congolais. A chaque instant, ils ne doivent pas perdre de vue qu’ils sont mandatés par la population et que celle-ci aimerait voir ses conditions de vie s’améliorer.
Le peuple congolais a tant souffert. Il a besoin d’un changement. Vivant dans un pays qui regorge d’énormes ressources, tant du sol que du sous-sol, il ne doit pas continuer à souffrir. Pour éviter les inégalités sociales, le partage équitable des ressources du pays s’avère indispensable. Cela est possible dans un environnement où la transparence l’emporte sur d’autres considérations.

La République démocratique du Congo a tous les atouts possibles pour devenir une grande Nation. Ses dirigeants, à tous les niveaux, sont appelés à combattre la corruption et le détournement de deniers publics. Ils doivent privilégier l’intérêt général de la Nation au détriment de l’intérêt personnel.

A.T.