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Nous, sénateurs FCC, signataires du présent mémorandum, Attachés à la vision et aux valeurs fondatrices du Front Commun pour le Congo, plate-forme politique dont nous sommes membres,
Soucieux de l’épanouissement de cette plate-forme politique dans le contexte politique actuel en pleine mutation, 

  • Constatons des revers successifs, pourtant évitables, subis par notre plate-forme politique dans l’adversité qui l’oppose à son désormais ancien allié CACH, ce, après l’échec patent de notre candidat à l’élection présidentielle de décembre 2018 ; considérons que plusieurs raisons concourent à ces multiples échecs enregistrés. Il s’agit notamment de :
  • Concentration de toutes les décisions du FCC à une poignée de personnes, dangereusement qualifiés de caciques, pour leurs avantages personnels au détriment de l’intérêt général. Ces personnes en sont tellement solidaires dans le mal ;
  • Traitement des autres membres du FCC comme des vassaux ;
  • Prise en otage de la plate-forme par les mêmes caciques ayant brillé dans la gestion calamiteuse et chaotique du FCC ;
  • Attributions des postes clés aux membres des familles, amis et proches des caciques au détriment des camarades qui militent réellement au sein du FCC ;
  • Sélections irrationnelles des camarades devant participer aux réunions pour éviter les autres membres capables d’émettre des idées contraires ;
  • Favoritisme, autoritarisme, népotisme, mauvaise gestion, clientélisme et autant d’autre anti valeurs ayant élu domicile au sommet de la plate-forme ;
  • Manque de stratégies politiques devant répondre aux attentes et aspirations de la population congolaise ;
  •  Conflits récurrents de leadership au sein de la plate-forme occasionnant de dissidences parmi les camarades.

Ces faits ayant été dûment évalués lors des retraites politiques, conférences des présidents et rencontres hautement politiques, plusieurs recommandations visant à mettre fin à ces fléaux ont été formulées que ce soit à la ferme de Kingakati, à Mbwela Lodge et à Safari Beach.

Constatons que, fort malheureusement, aucune des recommandations n’a été exécutée par la Coordination du FCC qui préfère plutôt privilégier les intérêts partisans.

Cela étant, nous sommes tenus à assumer notre responsabilité, chacun en fonction de ses charges. Ainsi donc, en ce qui nous concerne,

Soucieux d’apporter une thérapie de choc en vue d’arrêter l’hémorragie de la succession d’échecs de notre famille politique dans toutes ses stratégies depuis les élections sus évoquées ;
Conscients de la nécessité de travailler pour sortir notre plate-forme de ces fléaux ;
Réaffirmant notre attachement aux valeurs démocratiques, gages du développement de la RDC ;
Recommandons :

1) La démission de toute la coordination du FCC avant la fin de la session parlementaire en cours ;
2) La structuration et la mise en place d’une nouvelle équipe à la coordination du FCC composée de personnes consciencieuses, éprises des valeurs républicaines et en phase avec les enjeux de l’heure ;
3) La convocation de la conférence des présidents élargie aux autres personnalités politiques parmi lesquelles les élus, dans le but de faire une vraie remise en question, d’évaluer la gestion calamiteuse du FCC par l’actuelle coordination et de tirer toutes les conséquences du passé.

Fait à Kinshasa, le 12 décembre 2020