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A cause de la deuxième vague de la pandémie à coronavirus beaucoup plus meurtrière que la première, le gouvernement a décrété un couvre-feu le 18 décembre 2020 sur toute l’étendue du pays. Le regroupement de plus de dix personnes étant l’une des mesures d’interdiction prises à cet effet, les activités scolaires et académiques en sont, ipso facto, concernées. Toutefois, il est demandé aux élèves et étudiants de prendre leur mal en patience.

Suite à l’augmentation du taux de contamination constaté avec la deuxième vague de la CO-VID-19, le Comité multi-sectoriel de lutte contre cette pandémie multiplie des réunions d’évaluation.

Après celle du début de la nouvelle année 2021 qui consistait plus à fixer l’opinion sur la reprise des cours tant au niveau primaire, secondaire que supérieur, une autre s’est tenue le mercredi 13 janvier 2021, sous la présidence du Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

En lieu et place de l’annonce de la reprise des cours à laquelle s’attendent impatiemment les élèves et étudiants, le Comité multisectoriel de lutte contre le coronavirus a rassuré qu’il n’y aura pas d’année blanche à l’Enseignement primaire, secondaire, technique (EPST) et l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU). «Tout est mis en œuvre pour épargner les élèves et étudiants de cette situation. C’est un message phare que nous leur adressons», a déclaré le ministre de la Santé, Eteni Longondo, à l’issue de cette réunion. Les arrêts des cours, a-t-il rappelé, s’inscrivent dans le cadre des mesures prises pour lutter contre la deuxième vague de coronavirus.

Quid de l’encadrement des élèves ?

A l’annonce de la décision relative à la fermeture des écoles, le ministre d’Etat, ministre en charge de l’Enseignement primaire, secondaire, technique (EPST), Willy Bakonga, a promis une réunion avec les experts du secteur pour réfléchir sur l’encadrement des élèves en cette période morte.

Cette concertation a-t-elle été organisée ? A ce jour, aucune information n’a été rendue publique à ce sujet.

En réponse à l’une des préoccupations de la radio Top Congo Fm relative à la relance de l’apprentissage à distance à travers l’audio-visuel, le ministre Willy Bakonga n’a pas écarté cette éventualité. Ce projet tarde à être réalisé, bien qu’il soit financé par Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).

Entre-temps, les élèves et étudiants tournent les pouces à la maison. Lassés d’attendre pendant longtemps, les étudiants de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), pour leur part, menacent d’organiser une marche de protestation pour réclamer la reprise des cours. Cela parce que leur alma mater est en retard de promotion par rapport à d’autres suite aux incidents malheureux survenus en 2019 ayant obligé le gouvernement à décider la fermeture de l’université pour des travaux de réhabilitation, arguent-ils. Ils poursuivent que la fermeture des écoles, instituts supérieurs et universités, déprécie le système éducatif.

Face à cette situation, l’opinion congolaise, plus particulièrement les parents, souhaite voir la prochaine réunion duComité multisectoriel de lutte contre le coronavirus se prononcer en faveur des élèves et étudiants, tout en tenant toujours compte de l’évolution du taux de contamination de la pandémie à coronavirus.

Pour rappel, depuis le début de l’épidémie à corona-virus déclarée le 10 mars 2020 en République démocratique du Congo, le cumul de cas est de 20.003 dont 20.002 confirmés et 1 probable.

Au total, il y a eu 626 décès (625 cas confirmés, 1 cas probable et 14.767 personnes guéries.

Véron Kongo