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La longue attente de la nomination du Premier ministre pour succéder à Ilunga Ilunkamba ne se justifie plus. Le chef de l’Etat dispose désormais de pouvoirs réels. Personne ne lui conteste le leadership de la gouvernance du pays. D’ailleurs, il lui est loisible d’user de son pouvoir discrétionnaire pour faire aboutir le processus qu’il avait engagé. Au MLC et à Ensemble, les ambitions ont été revues à la baisse.

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, n’a plus de raison de traîner.
Le temps lui est compté.

Le peuple attend des résultats sur son vécu quotidien. L’équipe qui devra accompagner le président de la République dans ce nouveau challenge ne doit pas attendre davantage pour entrer en action.

Il faut au Président de la République des patriotes déterminés, capables de déplacer des montagnes. On peut les dénicher partout. Un bon casting est l’élément primordial dans le choix qu’il aura à opérer. La longue attente ne sert pas les intérêts du peuple.

Pour l’instant, le chef de l’Etat est partagé entre le Grand Katanga et le Grand Kivu d’où pourrait probablement sortir le prochain chef du Gouvernement.

Pour le moment, la balance penche vers le Grand Katanga où le chef de l’Etat se verrait bien de placer à la Primature un proche de son allié de l’Union sacrée de la nation, Moïse Katumbi. Il reste cependant une équation sur laquelle bute la démarche du Président de la République. Il s’agit du sort qu’il entend réserver à Modeste Bahati, compté parmi l’un des principaux artisans de l’USN (Union sacrée de la nation).

Il ne faut pas oublier que c’est avec son aide que le Président de la République est parvenu à identifier en un temps record une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale. C’est dire que reléguer l’autorité morale de l’AFDC-A au second rôle pourrait être politiquement incorrect
Quoi qu’il en soit, les deux années perdues avec la coalition FCC-CACH doivent être récupérées, non pas en se proposant d’opérer un glissement du calendrier des élections, mais en capitalisant les nuits pour travailler.

Les hommes qui accompagneront le chef de l’Etat doivent savoir que cet apostolat n’aura de sens que s’ils vont se fixer comme priorité le travail assidu. L’heure n’est plus à la distraction ou à la jouissance.

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