www.econews.cd

De plus en plus des voix s’élè- vent annonçant des frustrations après la mise en place du premier Gouvernement de l’Union sacrée de la nation. Une catégorisation des adeptes de cette initiative présidentielle fait déjà couler de la salive. Des divergences naissent du fait que certains s’estiment plus importants que d’autres au sein de cette Union sacrée de la nation. Ainsi, on a des précurseurs, des pionniers et des adhérents.

Cette catégorisation a provoqué l’ire de nombreux adeptes qui estiment que tout le monde a apporté sa part dans la mise en mouvement de cette méga machine politique qui a bouleversé la vie dans le pays.

Il est vrai qu’il existe des acteurs politiques congolais qui peuvent se prévaloir d’avoir été des précurseurs de cette initiative de par leur positionnement politique. Ils avaient même activement travaillé pour l’avènement d’une telle configuration politique. Il est bien sûr juste de les récompenser à la hauteur de leur engagement.

Il est tout aussi légitime pour eux de prétendre à plus d’avantages politiques, sans pour autant fermer la porte à ceux qui sont venus après. Ces pionniers, venus à la rescousse d’une Union sacrée en pleine gestation, ont été à la manœuvre lorsqu’il fallait prendre le risque d’affronter les durs du FCC (Front Commun du Congo). Ils ont été au front pour sauver le pays d’un naufrage certain.

C’est ainsi qu’ils avaient accepté de mouiller leurs chemises afin de convaincre ceux qui hésitaient encore. Ils ont joué un rôle capital dans la concrétisation de l’initiative présidentielle.

Enfin, les adhérents. Ceux-là peuvent être considérés comme des ouvriers de la 11ème heure. Bien que n’ayant pas souffert comme les deux premières catégories, il est clair que sans eux, rien ne pourrait marcher.

Sur le plan politique, cette catégorisation pourra conduire à des situations difficilement contrôlables dans la mesure où les uns risquent de se considérer comme reléguer aux secondes zones alors que d’autres risquent de se considérer comme des ayants droit avec évidemment plus des faveurs que les autres.

Il revient au Chef de l’Etat et au Premier ministre de faire respecter les uns et les autres, en tenant compte de l’apport de chacun. Ignorer le poids politique de chaque acteur ou regroupement politique, tout comme minimiser la quantité des élus, risqueraient de faire exploser l’Union sacrée de la nation en plein vol, alors que la machine politique n’a pas encore atteint son altitude de croisière.

Econews