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BREVES

Pris de court par la décision de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) - Bureau du contrôle des avoirs étrangers -  datant du 15 janvier 2021 et rendue publique le 24 janvier 2021, accordant une licence à l’homme d’affaires Dan Gertler, les Ong internationales PPLAAF et Global Witness, qui ont publié en juin 2020 un rapport sans fondement réel, ont finalement perdu les repères. Leur machination ayant été mise à nue, elles multiplient des stratagèmes pour rattraper le retard. Peine perdue ! Devant la presse réunie jeudi dans la salle Show Buzz, Me Eric Moutet et Me Coco Mbayo, avocats d’Afriland First Bank, ont démonté les pratiques éhontées de ces deux Ong. Alors qu’à Paris, une plainte d’Afriland est pendante devant le tribunal correctionnel, à  Kinshasa, une autre les vise pour recel.

«Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose », rappelle un vieil adage.

On se rappelle qu’en juin, deux Ong internationales, à savoir PPLAAF (Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique) et Global Witness, alertaient le monde en publiant un rapport sous le titre pompeux « Des sanctions, mine de rien ». Dans ce rapport, les Ong partaient des spéculations basées sur des simulations d’un autre âge, allant jusqu’à remettre en cause la crédibilité d’une banque opérant en République Démocratique du Congo, Afriland First Bank/RDC.

Mise en cause, la filiale congolaise d’Afriland n’a pas tardé à réagir. C’est sa crédibilité qui était en jeu, pour autant que dans le secteur bancaire, tout se joue sur la confiance.

Une plainte en cours à Paris

Citée dans le rapport au contenu creux de Global Witness et PPLAAF, Afriland First Bank a donc porté plainte simultanément à Paris et à Kinshasa contre ces Ong.

Portée à Paris par Me Eric Moutet devant le Tribunal correctionnel de la capitale française, Afriland accusait spécifiquement ces Ong de pratiques de corruption dans leur enquête, en faisant, notamment à des documents bancaires volés en son sein et falsifiés afin d’incriminer l’un de ses grands clients. Actes juges déloyales et répréhensibles, selon la plainte déposée.

Dans la même plainte, Afriland first Bank avait également fait état de neuf infractions commises par ces organisations internationales et leurs collaborateurs dans leur enquête. Parmi elles, figurent la violation du secret bancaire, la dénonciation calomnieuse, l’abus de confiance, le faux et usage de faux, la corruption et le vol.

Qui pis est, Afriland est parvenu à réunir les éléments de preuves attestant que Global Witnes et son collaborateur PPLAAF ont utilisé deux de ses anciens employés pour voler des fichiers en échange d’avantages.  Dans la plainte, la banque démontrait également comment la falsification des documents bancaires par ces deux employés a été utilisée par les deux ONG internationales pour produire de fausses preuves dans leur enquête.

Toujours dans leur plainte, les avocats de la banque font allusion à une démarche d’une enquêtrice séniore de Global Witness. Celle-ci proposait de verser de l’argent aux agents de l’administration locale, afin d’obtenir des documents administratifs et commerciaux en RDC concernant un client de la banque.

A Kinshasa, les choses s’accélèrent

Si à Paris, l’affaire mettant en cause Afriland et les deux Ong se trouve encore au stade de l’instruction, à Kinshasa, les choses ont pris une autre allure.

Jeudi devant la presse, Me Eric Moutet, qui a fait spécialement le déplacement de Kinshasa, et Me Coco Mbayo, tous deux avocats d’Afriland, se sont offerts aux questions de la presse pour démontrer les machinations de ces Ong qui, tout en se disant lutter contre la corruption, excellent dans leurs pratiques dans la même corruption.

Sur la base d’une plainte déposée par Afriland First Bank, les deux anciens agents qui ont fourni autant à PPLAAF qu’à Global Witness des informations, fausses par leur nature, ont finalement été condamnés en septembre 2020 par le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe. Présentés comme des faussaires par l’accusation et en cavale, après avoir participé à une entreprise criminelle avec PPLAAF et Global Witness, ils ont encouru des peines maximales, incluant la peine de mort pour association des malfaiteurs, comme prévu dans le Code pénal congolais.

Depuis lors, c’est la panique qui a gagné les rangs de PPLAAF et Global Witness. Sur base de nouveaux éléments dont elles sont les seules à en connaître, les deux Ong récidivent dans les attaques contre Afriland en associant les médias de différents pays dans cette campagne. En RDC, elles ont, de l’avis de Me Eric Moutet, approché certaines Ong locales dans cette entreprise de destruction.

Me Eric Moutet n’a pas caché son indignation.

«Après la plainte déposée autant à Paris qu’à Kinshasa, nous avons été en mesure de démontrer la fausseté de ce rapport. En France, le juge d’instruction enquête pour un procès devant le tribunal correctionnel de Paris. Le TGI/Gombe vient de condamner les deux faussaires qui ont participé à la rédaction de ces infos trafiquées », note Me Eric Moutet.

Malgré cette évolution qui ne va dans le sens voulu par les deux Ong, Me Eric Moutet se dit choqué de constater qu’à travers le monde, PPLAAF et Global Witness ont intensifié une campagne de diffamation, de manière violente, avec des accusations de plus surréalistes contre Afriland.

«On se retrouve dans un scénario d’attaques agressives et non documentées (…) Pourtant, dans ce type de dossier, c’est devant les juges qu’on doit aller solliciter l’arbitrage et non devant l’opinion publique », rappelle Me Eric Moutet.

Me Coco Mbayo, qui a mis en cause les deux agents faussaires devant le TGI/Gombe est encore plus tranchant : « Aujourd’hui, il y a une décision de justice qui condamne les deux faussaires. Revenir de manière déloyale à saisir le public n’a pas de sens. C’est un discours de mensonge absolu. Nous avons la preuve de falsification, du reste reconnue par le tribunal ».

Pourquoi les deux faussaires ne se sont pas présentés devant le TGI/Gombe ? Ont-ils été finalement abandonnés par ces deux Ong après les avoir entraînés dans une histoire sans issue ? Face à ce constant malheureux, Me Eric Moutet se dit offusqué.

«Si des peines très lourdes ont été prononcées par le Tribunal, c’est parce que les Ongs qui ont utilisé ces faussaires les ont finalement abandonnés, les laissant à la merci de la justice », souligne Me Moutet. Me Coco Mbayo note, pour sa part, que «c’est méchant ! Ça prouve à quel point ces Ong n’ont aucun sens de l’honneur ».

Ce n’est cependant pas le moment, pense-t-il, de relâcher la pression.  «Afriland est prêt à se défendre et se défendra toujours, loyalement », promet Me Coco Mbayo. La ligne de défense est bien simple : « Aux faits nouveaux faits, défense nouvelle (…) A partir du moment où vous êtes attaqué, vous avez le droit de savoir un juge ».

Dans la nouvelle ligne de défense choisie par les avocats d’Afriland, une nouvelle plainte pour « recel » a été déposée à Kinshasa contre les Ong PPLAAF et Global Witness. Une citation directe devant le tribunal de Kinshasa pour avoir utilisé les deux faussaires dans le processus de collecte d’informations erronées contenues dans leur rapport de juin 2020.

A travers cette nouvelle action devant le tribunal de Kinshasa, Me Coco Mbayo estime que l’objectif est de dénoncer le jeu malsain de ces Ong. « On ne peut pas lutter contre la corruption par des méthodes de corruption ».

Le plus évident est qu’Afriland ayant été réhabilitée par la décision du TGI/Gombe condamnant les deux faussaires, anciens agents de la banque utilisées abusivement par PPLAAF et Global Witness, « elle cherche aujourd’hui à se défendre pour étouffer la nouvelle campagne de diffamation qu’amorcent les deux Ong pour ternir davantage son image et celle d’un de ses grands clients ».

Afriland aurait obtenu des faveurs de la justice congolaise. Me Coco Mbayo exclut cette hypothèse. «Dans ce dossier, Afriland ne s’est nullement substitué aux juges. C’est la justice qui a qualifié les faits en prononçant les peines maximales prévues par la loi ».

Quoi qu’affaiblies par la décision des Etats-Unis réhabilitant Dan Gertler, Me Coco Mbayo rappelle que PPLAAF et Global Witness sont dans « l’embarras ». 

La bataille de la crédibilité

Pour avoir décidé de parler devant la presse. Me Coco Mbayo s’en défend : « Dans cette affaire, on est dans une guerre de crédibilité au niveau international, autant pour la banque que ses clients. En défendant Afriland, c’est aussi l’image de la RDC que nous défendons. C’est une question de crédibilité. On ne va pas devant une tribune médiatique, mais plutôt judiciaire ».

Les dés ayant été jetés et la supercherie de PPLAAF et Global Witness ayant été étalée au grand jour, les avocats d’Afriland se tiennent aux aguets, autant à Paris qu’à Kinshasa.

Me Coco Mbayo est formel sur ce point : «Aujourd’hui, on est obligé de sortir du bois pour siffler la fin de la récréation, parce que les deux faussaires sur lesquels s’appuient les nouvelles allégations que ces deux Ong véhiculent dans les medias ont été condamnés par la justice congolaise. C’est la preuve que leur rapport de juin 2020 a été bâti sur la corruption».

Le scandale est enfin révélé : PPLAAF et Global Witness passent pour le maître dans l’art de la corruption !

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