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Le Président de la République, Felix Tshisekedi et le Premier ministre Sama Lukonde

Les consultations initiées par le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, en vue de former le Gouvernement de combat pour le compte de l’Union sacrée de la Nation (USN), ont pris fin le lundi 1er mars 2021. Après cette étape, le Premier ministre entrant devait faire le déplacement de la Présidence de la République pour déposer le rapport de ses consultations. Puis, les deux personnalités passeront à la phase ultime de délibération, avant la publication au plutard le 15 mars du prochain Gouvernement.

Premier groupe à être reçu lundi, la Dynamique des députés nationaux pour la solidarité nationale promet d’apporter sa contribution au programme du Gouvernement.

Quant aux députés nationaux de 26 provinces (G26), conduits par le député national Basile Olongo, ils sont prêts à soutenir le Premier ministre en apportant un plus aux services à rendre au pays et au peuple congolais. Et le porte-parole Olongo de souligner que le G26 dispose d’hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Et que « personne n’a un antécédent judiciaire », a-t-il ajouté avant d’indiquer que les membres de G26 ont adhéré individuellement à l’Union sacrée de la Nation.

Les réformes nécessaires à la réussite

Après ces élus nationaux, Sama Lukonde a reçu en audience la délégation du G13 conduite par le député national Delly Sessanga Hipungu.

Dans son compte rendu devant la presse, ce dernier a fait valoir que la réussite du Gouvernement issu de l’Union sacrée de la Nation «est conditionnée par la conduite des réformes fiscales en vue de dépasser le gap de 4 milliards de dollars américains de Budget que l’on n’arrive plus à franchir ». Le G13 insiste aussi sur la mise en œuvre des réformes institutionnelles et électorales ainsi que celles relatives à la sécurité et à la paix.

Pour lui, le code sous lequel le Gouvernement doit fonctionner est celui de ‘‘3 C’’ qui représentent «la Confiance de la population dans la capacité à conduire des réformes, la Crédibilité du Gouvernement dans la capacité à démarrer immédiatement ces réformes et le Consensus sur ces réformes pour qu’elles soient une réussite et une efficacité de l’action des pouvoirs publics».

A noter que les députés nationaux Patrick Muyaya, Claudel Lubaya, Juvénal Munobo, Jacques Djoli, Daniel Mukoko et Manya Riche ont été parmi les interlocuteurs du Premier ministre. A ces derniers, il faut ajouter Ne Muanda Nsemi, autorité morale de Bundu dia Mayala, son parti politique.
«J’ai dit au Premier ministre notre intention de faire partie de son Gouvernement, mon parti et moi », a-t-il laissé entendre, exprimant ainsi son intention de faire partie de l’équipe gouvernementale.

Recourir à la jeunesse et aux PVF

Comme dans tous ses entretiens avec les forces politiques et vives du pays, le Premier ministre Sama Lukonde a fait part à ses interlocuteurs non seulement des missions lui assignées par le Chef de l’Etat, mais aussi du critérium édicté pour la proposition des candidats aux différents postes ministériels.

A signaler aussi que l’Union pour le développement du Congo (Udeco) a également été reçue, dans le cadre de tractations politiques dans la perspective de la formation du Gouvernement issu de l’Union sacrée de la Nation.

Selon Max Mayaka, qui a conduit la délégation de ce parti politique, trois points principaux ont été au menu. Il s’agit de la transformation digitale, de la promotion de la jeunesse pour lutter contre le chômage et de l’entrepre-neuriat pour l’autonomisation. L’Udeco fait partie du regroupement politique Républicains indépendants et alliés (Ria) que dirige Léon Kengo wa Dondo

Quant aux forces politiques alliées de l’UDPS (FPAU), conduites par Laurent Batumona, leur échange avec le Premier ministre a porté sur les propositions et autres recommandations au formateur du Gouvernement. «Nous avons dit au Premier ministre qu’au FPAU, nous disposons de matières grises et d’éminentes personnalités. D’ailleurs, nous lui avons rappelé que nous avons combattu ensemble au sein du Rassemblement. Lui et moi, nous gérions ensemble les finances du Rassemblement à l’époque d’Etienne Tshisekedi. Nous avions continué avec Félix Tshisekedi dans le cadre des forces politiques alliées de l’UDPS qui est un regroupement officiellement reconnu avec une charte et une documentation du ministère de l’Intérieur. Il peut compter sur nous qu’il connaît mieux pour avoir travaillé ensemble ». Ils lui ont recommandé de recourir notamment à la jeunesse et aux personnes vivant avec handicap (PVH).

Des réformes vitales pour le 4ème pouvoir

Pour sa part, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) propose une offre de partenariat entre la presse et le Gouvernement. Une offre qui vise à œuvrer ensemble pour la mise en œuvre des réformes vitales pour le quatrième pouvoir conformément aux engagements du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshi-sekedi. «Nous lui avons fait part de propositions et projets de lois qui concernent notre corporation », a indiqué le chef de la délégation, le premier vice-président national de l’UNPC, Gaby Kuba. Mais les problèmes de la presse étant déjà connues, a-t-il fait remarquer, «parmi les propositions figurent les réformes, déjà entamées, qui doivent aller jusqu’au bout ».

Ont fait partie de la délégation de l’UNPC, l’Observatoire des médias congolais (OMEC), représenté par son président, Polydor Muboyayi Mubanga, Journaliste en danger par son secrétaire général, Tshivis Tshivuadi, l’ANEAP de Kibambi Tshintwa, l’ONECO de Cyrille Kileba Pok Ames et l’Association des médias d’informations en ligne du Congo (MILRDC) par son président, Israël Mutala

Pour rappel aussi, ont également été les hôtes du Premier ministre, les autorités traditionnelles du Congo, la délégation des artistes musiciens et comédiens, le Mouvement sportif congolais du Comité olympique du Congo, le barreau congolais conduit par le bâtonnier national Matadi Wamba, l’Union des fédéralistes et républicains indépendants du Congo (UFERI) par le co-fondateur de ce parti cher à feu Nguz Karl-i-Bond.

Olivier Dioso