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Entre la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et la Présidence de la République, le ton est à la polémique. En réaction à une déclaration des évêques pour qui l’échéance de décembre 2023 pour l’organisation des élections ne devrait pas souffrir d’un quelconque glissement de calendrier, le service de communication de la Présidence de la République s’est fendue dans une réaction au vitriole, invitant l’épiscopat à éviter de relayer les discours politiques de certaines officines. Les initiés ont décrypté.

Mais, cette guerre qui vient d’être engagée n’aurait pas dû avoir lieu. Les évêques, qui sont dans leur rôle depuis toujours de rappeler aux uns et aux autres l’obligation de respecter la Constitution, avaient ajouté également une couche sur le recul sur les plans du respect des droits de l’Homme et de la justice, faisant une allusion claire au procès Vital Kamerhe qui a servi de cobaye, pour enfin s’émousser. Ils ont même dénoncé une justice sélective.

Quant à la mise en place de l’Union sacrée de la nation, les évêques n’ont pas fait dans la dentelle. Ils ont dénoncé quelques violations de la Constitution et des lois de la République par le camp du Chef de l’État. Décidément, un discours aux allures politiques comme les prélats catholiques avaient l’habitude de faire tant à l’époque du maréchal Mobutu que des Kabila, père et fils.

A la Présidence de la République, on a saisi la portée de ce discours qui prépare les esprits des Congolais à mettre la pression qu’il faut sur le Président de la République. Le temps presse et 2023 n’est plus loin, semble rappeler le clergé catholique.

La Présidence de la République est tombée dans le piège en dégainant à découvert sur la Cenco.
Pour certains observateurs, c’est une maladresse de la part du service de communication du Chef de l’État. Entrer en guerre ouverte avec la Cenco à trois ans de la fin du mandat revient à se mettre inutilement la pression alors que le peuple attend des actions pour requalifier son vécu quotidien. Pourquoi est-ce que la Présidence n’a-t-elle pas laissé cette tâche à la machine politique du Chef de l’Etat, UDPS? Autant de questions qui alimentent la chronique.

Sereine, la Cenco n’a pas paniqué. Abbé Nshole, son secrétaire général, s’étonne de la réaction disproportionnée de la Présidence de la République : « La Cenco n’a fait que prévenir...Les évêques ne vont pas changer de point de vue. La Cenco a fait la même chose en disant non au 3ème mandat de (Kabila). La Cenco reste constante ».

Le Front commun pour le Congo (FCC), désormais dans l’opposition, se délecte du pavé lancé par les évêques. Un de ses cadres trouve dans cette sortie médiatique la preuve des insuffisances de la gouvernance de Félix Tshisekedi : « Engager un débat sur le glissement en milieu de mandat prouve l’échec de gouvernance qui se traduit par zéro résultat. Mais, les Congolais qui sont victimes de leur échec et qui souffrent, n’accepteront par un jour de plus… ».

Un militant, apparemment modéré de l’Udps, pense que la meilleure façon de confondre la Cenco est d’aligner un bon bilan en 2023 en répondant favorablement aux attentes du peuple : « Etait-il important de répondre aux évêques ? Ce n’était pas une urgence, surtout pas à travers la page Facebook de la Présidence. La meilleure réponse pour nous aux évêques, c’est le résultat. Travaillons, soyons concentrés ! »

La Belgique avait donné le ton, la Cenco vient de lui emboîter le pas. Il n’est donc pas indiqué de donner l’impression que le chef de l’État mûrirait l’intention de s’éterniser au pouvoir, alors que le piège était justement de réagir négativement et avec violence aux propos des évêques.

«Déchirez votre cœur, et non vos vêtements » (Joël 2, 13) Le Peuple attend toujours

Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), réunis en Comité Permanent, à Kinshasa, du 22 au 25 février 2021, fidèles à notre mission prophétique, en ce temps de carême, temps de conversion, nous sommes penchés, entre autres, sur la situation socio-politique, sécuritaire et humanitaire de notre pays.

Vivons pleinement ce temps de grâce, prenant appui sur une foi agissante, armés d’une joyeuse espérance et animés d’une charité inventive. En effet, « vivre un carême de charité, c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse… » (Message du Saint Père, Pape François, pour le carême 2021).

Nous saisissons cette occasion pour féliciter Son Excellence Monsieur Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’Etat, pour sa prise de fonction à la tête de l’Union Africaine en cette année 2021. Nous le rassurons de nos prières pour un mandat fructueux avec des retombées sur le développement et la paix en Afrique.

Situation sociale et politique

Nous avons assisté à la fin de la coalition dont nous avons dénoncé à maintes reprises l’inefficacité. Ce qui a donné lieu à l’avènement de l’Union Sacrée de la Nation et au changement des animateurs de grandes institutions.

Cependant, ces changements ont été opérés dans une atmosphère de tensions et de manière à se poser des questions sur la moralité de ces actes.

Tout en félicitant les nouveaux animateurs des Institutions de la République, nous les invitons à se mettre au travail conformément aux dispositions légales en privilégiant le bien-être de la population et la cohésion nationale.

L’adhésion massive à l’Union Sacrée de la Nation ne doit pas être motivée seulement par le positionnement politique. Il ne suffit pas de changer simplement de camps politiques (vêtements), faut-il encore rompre avec les antivaleurs (cf. Joël 2, 13) et s’engager à travailler (cœur).

Raison pour laquelle, seuls les hommes et les femmes qui ont fait preuve d’une bonne éthique dans leur passé et qui ont une expérience dans le domaine requis, soucieux du bien-être de la population, méritent d’être cooptés pour gérer les Institutions de l’Etat et les entreprises publiques. Le Peuple sera frustré de voir revenir au pouvoir ceux qui ont participé au pillage, à l’insécurité, à la violation des droits humains, et ne font aucun signe de repentance et de conversion.

Nous sommes convaincus que le bien-être du Peuple congolais passera nécessairement par la consolidation de la démocratie. Ainsi, les réformes électorales et celles de la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI en vue d’améliorer la gouvernance électorale devraient figurer parmi les priorités du prochain Gouvernement.

Situation sociale et économique

A l’instar de tous les pays du monde, la RDC subit les effets néfastes de la Covid-19. Tout en rendant grâce à Dieu de nous avoir épargnés du pire redouté à cause de la précarité de notre système sanitaire, nous sommes préoccupés par la négation de la réalité par une bonne partie de nos compatriotes. Ce qui justifie le relâchement presque général de l’observation des mesures barrières vivement recommandées par les autorités sanitaires.

Nous saluons avec beaucoup de joie la réouverture des écoles et des universités à partir de ce 22 février. Cependant, il importe que les enseignants soient motivés pour aider les élèves et les étudiants à rattraper le retard dû à la longue interruption des cours. La modicité des salaires et de frais de fonctionnement, l’impaiement des Nouvelles Unités (NU) et des Non Payés (NP), l’insuffisance et le délabrement des infrastructures scolaires, risquent de porter gravement atteinte à la qualité de l’enseignement.

Par ailleurs, l’Eglise Catholique qui a assuré la mise en pratique de la gratuité dans 98,8% de ses écoles, reste disponible à collaborer avec l’Etat congolais pour une gestion saine de l’enseignement et pour la...
consolidation et la pérennisation de la gratuité de l’enseignement de base.

Sur le plan économique, tout en reconnaissant les efforts faits par les gouvernants pour stabiliser le franc congolais, nous sommes préoccupés par le fait que la situation de la population congolaise ne s’améliore pas du tout au quotidien.

Cette situation justifiée aujourd’hui en partie par la crise de la Covid-19 est un défi majeur pour le gouvernement attendu à qui nous proposons, comme antidote : la rigueur dans les dépenses publiques, l’équilibre entre les dépenses relatives au fonctionnement des institutions et celles destinées aux programmes du développement du pays.

Le Gouvernement ne devrait-il pas doter le pays d’une politique de décentralisation économique effective et de développement régional qui transforme les provinces en véritables centres de production, de distribution, d’échanges et de consommation des biens et de services ? Il est surprenant que l’on se soit préoccupé de la subdivision des provinces, sans s’investir réellement pour leur intégration par des routes adéquates et d’autres voies de communication.

Aussi, le plan de relance économique ne devrait-il pas s’accompagner de la remise sur pied des entreprises de l’Etat par l’assainissement de leur gestion et le renforcement de leur capital?
De même, la revanche du sol sur le sous-sol devrait s’accompagner de projets concrets en faveur de l’agriculture familiale et des projets intégrateurs comme le Service National.

Situation sécuritaire et humanitaire

La situation sécuritaire de notre pays, notamment dans la partie Est, reste délétère et aggravée par la présence récurrente des groupes armés que l’Armée nationale, appuyée par la MONUSCO, n’arrive toujours pas à éradiquer. Les massacres des populations, les enlèvements et le déplacement des personnes, dans le Nord-Kivu et en Ituri, et récemment l’assassinat ignoble de l’ambassadeur d’Italie en RD Congo avec son garde du corps et le chauffeur, le prouvent à suffisance.

Nous présentons nos condoléances les plus chrétiennes à l’Etat italien, aux familles biologiques et aux proches des illustres disparus, et recommandons leurs âmes au Seigneur pour le repos éternel.

Mus par notre sollicitude pastorale à l’égard de nos frères et sœurs meurtris par les atrocités récurrentes dans la région de l’Est du pays, nous avons dépêché une mission conjointe d’écoute et de réconfort de l’Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale (ACEAC) et la CENCO dans les diocèses de Butembo-Béni au Nord Kivu et de Bunia en Ituri. Nous sommes profondément peinés par les informations reçues et l’écart entre les promesses faites et la réalité sur le terrain que vivent les populations de ces contrées sinistrées par des groupes armés. Forte de ces informations la CENCO prépare une communication et un plaidoyer conséquents.

Situation de justice et de droits humains

Dans nos messages antérieurs, nous avons salué des avancées en matière de respect de droits humains. Cependant, nous constatons une régression dans ce domaine. Nous déplorons et condamnons les répressions d’activistes des droits humains, les attaques menées contre les civils par des groupes armés ou les forces gouvernementales, l’entrave de la liberté d’expression et de manifestation.

Le souci de la justice qui s’est manifesté au procès sur le programme de 100 jours, ne semble plus continuer sur la même lancée. Il s’est estompé et paraît sélectif. La lutte contre la corruption ne peut être menée à bon port si l’impunité perdure.

Une vraie justice au service du redressement du pays, de la paix et de la réconciliation, ne devrait-elle pas s’étendre, sans distinction aucune, à tous les auteurs de crimes économiques et de violation des droits humains. Nous saisissons cette occasion pour demander que les procès Floribert Chebeya, Rossy Mukendi et compagnons, soient exécutés sans complaisance et que les responsables répondent de leurs actes.

RECOMMANDATIONS

Face à la situation qui prévaut actuellement dans notre pays et soucieux de la consolidation de la démocratie ainsi que de l’amélioration de conditions de vie de la population, nous en appelons :

Au Peuple congolais :

- De ne pas tomber dans l’attentisme, mais de s’inscrire dans la dynamique du changement ;
- De veiller à défendre à tout prix ses droits fondamentaux ;
- De ne pas se comporter en complice des auteurs de violence en cédant aux sentiments tribaux, ethniques et partisans ; mais d’être le prochain sans barrières de tous (cf. Pape François, Fratelli Tutti, n.1) ;
- De veiller au strict respect des mesures barrières contre la Covid-19 afin d’éviter une catastrophe qui ne serait pas facile à maîtriser.

Au Président de la République, en sa qualité de garant de la Nation :

- De veiller toujours davantage à garantir la cohésion nationale et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national ;
- De tenir compte du profil éthique des membres du prochain Gouvernement et des gestionnaires des entreprises publiques ;
- De garantir la moralité dans le respect de la Constitution et des lois de la République;
- De veiller à la formation d’un gouvernement efficace.

Au Gouvernement :

- De prendre en compte les cris de la population qui croupit dans la misère ;
- De s’atteler à combler le fossé créé entre la majorité de la population et une minorité qui a concentré entre ses mains et confisqué les richesses du pays ;
-D’inscrire parmi les priorités les réformes électorales et celles de la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI en vue d’améliorer la gouvernance électorale et de consolider la démocratie ;
- De tout mettre en œuvre pour gagner le pari de l’organisation des élections crédibles, transparentes et apaisées en 2023 et pas plus tard ;
- De régulariser la situation des enseignants, notamment les Nouvelles Unités et les Non Payés afin de consolider et pérenniser la gratuité de l’enseignement de base.
Au Parlement
- De consacrer, en priorité, à la session de mars les lois sur les reformes électorales et sur l’organisation de la CENI afin de garantir la tenue des élections dans le respect du délai constitutionnel (2023) et d’éviter tout prétexte pour un glissement quelconque.
- De se préoccuper de voter des lois qui concourent à l’amélioration des conditions de vie de la population.

Aux Cours et Tribunaux

- De dire le droit, en âme et conscience, sans céder à la pression politique ;
- De traiter avec diligence les cas de ceux qui sont dans les prisons, par surcroit surpeuplées, sans être jugés.

A la Communauté internationale :

- D’aider les institutions de la République à faire aboutir les réformes en faveur de la population congolaise pour une préparation adéquate du scrutin de 2023 ;
- D’accompagner davantage les organisations de la Société civile dans leur combat pour le respect des droits humains et dans l’éducation civique et électorale de la population.

CONCLUSION

Au terme de ce message, nous invitons les fidèles catholiques et les hommes de bonne volonté à ne pas sombrer dans le découragement et à ne pas tomber dans le fatalisme face aux défis multiples de notre pays, mais à se tourner vers le Seigneur qui dans les moments de tribulations vient à notre secours et nous adresse cette parole : « Confiance, c’est moi n’ayez pas peur » (Mt 14, 27).
Puisse la Très Sainte Vierge Marie, Notre Dame du Congo, intercéder pour nous. Que Dieu nous prenne en grâce et bénisse notre pays (Ps 66).

Kinshasa, le 25 février 2021

Les évêques membres du Comité permanent

Elections 2023 : ne confondons pas les rôles !

Après un mutisme longtemps observé sur la scène politique, les évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) font à nouveau parler d’eux. Pour peu, on croirait à un désir de buzz ou à une polémique tendancieuse. Ils ont, comme qui dirait, rajouté une couche aux hallucinations d’un journaliste en mal de sensation, Gauthier Rybisnki, d’une chaine française tout aussi critique à l’endroit du régime actuel, étalant ainsi à la face du monde des accointances mal dissimulées. Alors que la République déplore encore l’assassinat récente de l’ambassadeur italien et ses compagnons d’infortune, victimes du terrorisme, ils ont voulu attirer l’attention du monde en tenant un discours de la peur, rejoignant ainsi, dans leurs déclarations, certains acteurs politiques qui avaient, en leur temps, juré de décourager tout investisseur étranger à venir s’installer en RDC.
En relançant le débat sur la tenue des prochaines élections constitutionnellement fixées en 2023, il y a lieu de s’interroger sur la raison de leur scepticisme dans la mesure où le moindre soupçon de «glissement du mandat » n’a jamais effleuré l’esprit de celui à qui les Congolais ont confié leur destinée par la voie des urnes en décembre 2018.
D’où vient alors la peur des princes de l‘église ? Une peur dont ils ont du mal à se départir au point d’imputer gratuitement à Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo les relents autrefois accrocheurs décelés dans le chef de son prédécesseur, jouant la montre sur fond de reports incessants du scrutin présidentiel. Nous disons : ayez vos apaisements et ne confondez pas les rôles ni non plus vitesse et précipitation!
Par ailleurs, cet intérêt toujours soutenu des prélats catholiques, bien que compréhensible dans un environnement où les langues se sont définitivement déliées grâce au nouveau leadership incarné par le Président de la République, traduit néanmoins un engagement excessif qui les places paradoxalement loin de leur sacerdoce et des lieux de culte. Des discours aux senteurs politiques, des accointances avec des officines obscures; tout ça est digne d’un activisme insurrectionnel et, cerise sur le gâteau, atteste des attitudes partisanes, contraires à leur statut social.
La question de l’organisation des élections est du domaine exclusif de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). L’immixtion de la Cenco dans ce qui ne relève pas de sa compétence est simplement ahurissante, voire provocante pour des pères spirituels mués, pour le besoin de la cause, en politiques engagés au détriment de leurs brebis livrés à eux-mêmes. On se souvient tous de ces pics lancés au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle de décembre 2018 qui donnaient Félix-Antoine Tshisekedi vainqueur, lesquels traduisaient manifestement leur sentiment de dépit face à la tournure des évènements.
Des résultats entérinés par la Cour constitutionnelle, mais pour lesquels la Cénco avait trouvé à redire, prétextant qu’ils ne correspondaient pas à ceux collectés par sa propre mission d’observation. Entre-temps, les preuves attendues pour confirmer la victoire de son protégé, le héros de Genève, n’ont jamais été présentées à la Haute Cour.
Rappelons à ce sujet que la Cenco avait poussé l’outrecuidance jusqu’à devancer la Ceni - pourtant le seul organe habilité - dans la diffusion des résultats par ses propres canaux, violant ainsi gravement autant la Constitution, la loi électorale que la Charte de bonne conduite en la matière. Avait-elle les moyens de projeter des résultats alors qu’elle ne maîtrisait que près de 25.000 bureaux de vote? Difficile dans ces cas de figure de s’ériger en donneur de leçons.
Qu’à cela ne tienne! Après une facilitation laborieuse ayant accouché d’un accord de Saint-Sylvestre dont l’application a toujours été sujette à caution, la Cenco a cru bon d’embarquer le nouveau pouvoir dans une nouvelle aventure sans issue au nom d’un énième compromis politique.
Avec un engagement politique extrême, on l’a de nouveau retrouvée dans le processus de désignation du successeur de Corneille Naanga à la tête de la Céni. Là encore, elle s’est faite grillée par des structures religieuses concurrentes qui ne supportaient pas son diktat. À y regarder de près, il en est résulté un brin de confiance et un discrédit patent dans la mesure où la population s’en était offusquée!
Plutôt que de céder à cette distraction, le peuple congolais a d’autres préoccupations liées à l’amélioration de ses conditions de vie. La Cenco veut certes porter la croix des sans voix en parlant insécurité, santé, autosuffisance alimentaire, bonne gouver-nance, éducation, lutte contre la corruption etc.
Mais il s’agit-là d’autant de chantiers prioritaires pour lesquels le Chef de l’État s’investit corps et âme et ne ménage aucun effort. La gratuité scolaire qui ne semble pas plaire aux écoles conventionnées catholiques vient en première ligne puisqu’elle concerne nos enfants, l’avenir de la RDC.
À cela s’ajoutent des réformes au niveau institutionnel qui touchent notamment le système électoral, la Céni, la loi électorale, la fiscalité… dont les projets de loi y relatifs sont en attente d’être examinées au Parlement, cette institution dont la majorité a basculé, laquelle donnera les coudées franches au Président de la République dans la matérialisation de sa vision au profit de ses concitoyens. Nous sommes en présence d’un processus qui avance et qui aboutira avec le concours de tous les patriotes. Il n’y aura pas de place à la magie!
A présent qu’un brin d’éclaircit commence à poindre à l’horizon, la sortie de la Cenco apparait comme un coup de pied gratuit dans une fourmilière, sans savoir exactement ce qui en résulterait.
Direction de la Communication du Chef de l’État