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Son nom est intimement lié aux élections de décembre 2018. Il a hanté les esprits pendant longtemps, avant de s’éclipser dans la nature. Revoici Corneille Nangaa, président de la Céni (Commission électorale nationale indépendante) !

Serait-il inamovible à ce poste ? Ce n’est pas dans son agenda, clame-t-il. Son sort, dit-il, reste suspendu à la décision de l’Assemblée nationale qui n’a pas trouvé utile d’inscrire, dans la liste de ses urgences, le débat du rapport final de la Céni. Pourtant, c’est depuis le bureau Mabunda que ce rapport, transmis en bonne et due forme par Nangaa, traîne dans les tiroirs des bureaux du président de la chambre basse du Parlement.

On suppose qu’avec le vent de changement qui a soufflé dans l’Hémicycle, Nangaa pourra enfin présenter son rapport et céder le flambeau de la Céni à quelqu’un d’autre.

Pour l’instant, il continue à assurer le fonctionnement minimal de la Centrale électorale. Ses apparitions médiatiques se faisaient de plus en rares. Mais, lundi dernier, Nangaa a parlé, profitant d’une réunion initiée par la Céni, dans la perspective de prochaines élections de 2023.

Connaissant la complexité de la quincaillerie électorale, Nangaa tire déjà la sonnette d’alarme en se projetant sur ce qui nous attend dans trois ans.

«Pour éviter le glissement à 2023, il faut vite mettre en place les animateurs de la CENI et réformer les lois électorales», avertit-il. Il en appelle dès lors « aux autorités nationales ainsi qu’aux parties prenantes de ne pas attendre ».

Les étapes à franchir son connues, dit-il. Premièrement, il s’agit de lancer la préparation avec quelques points, dont l’installation de nouveaux animateurs de la CENI, suivi de la mise en œuvre des «réformes idéalistes, mais réalistes qui n’entreront pas en contradiction avec la préparation des prochaines élections ».

Si la Céni dit se mettre à la disposition du Parlement et du Gouvernement, à son niveau, la machine est déjà en marche pour enclencher la logistique électorale, connue comme « l’élément déclencheur de cette réflexion ».

Nangaa qui connaît toutes les subtimités de réussir un processus électoral interpelle tous ceux qui ont une parcelle de décision : «Au lieu d’accuser les gens, anticipons !». Pour que, selon lui, «la machine soit en marche dans le bon timing ».

La sortie médiatique de Nangaa doit être prise à sa juste valeur. Ce n’est donc pas un fait divers. C’est la voie d’un expert qui crie dans le désert pour baliser la voie qui mène aux scrutins de 2023. Les uns et les autres feraient mieux de l’écouter.

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